OUI à une Suisse prospère et attractive !

    Les Suisses ont rejeté l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions" à 54.8%, lors des votations du 14 juin 2026. La CNCI et l’UNAM se réjouissent de ce résultat qui montre que la population a su identifier les risques économiques – mise en danger des accords bilatéraux, pénurie de main d’œuvre, pressions sur les salaires et les conditions de travail – et les enjeux de sécurité associés – diminution de coopération en matière de sécurité et gestion isolée des demandeurs d’asile –, en rejetant cette initiative qui était combattue par la grande majorité des camps politiques. 
     

    «La Suisse fait certes face à de nombreux enjeux comme la maitrise de la croissance, les investissements dans ses infrastructures ou encore l’accès au logement, il faut cependant trouver des solutions pragmatiques et mesurées et non un nombre qui aurait entraîné de nombreux problèmes et freiné la prospérité», souligne Damien Cottier, Président de l’UNAM. Il ajoute que «le rejet de cette initiative permet de conserver des liens avec notre principal partenaire commercial, de préserver la libre circulation qui fait vivre de nombreux secteurs et de protéger notre sécurité ». Selon le Conseiller national, « le texte ignorait la réalité démographique et la pression croissante qui aurait pesé sur les générations futures pour financer l’AVS, faute d’un nombre suffisant d’actifs, ce qui aurait impliqué une hausse des impôts et une dégradation de la qualité de vie». 

    Au niveau cantonal, 67.3% des Neuchâtelois ont refusé cette initiative. Ce résultat montre que les préoccupations liées à cette initiative ont été comprises et que les habitants du canton ne sont pas prêts à renoncer à une Suisse tournée vers l’international qui stimule toute l’économie locale et qui fait vivre son tissu économique. 

    David Guenin, Président de la CNCI, se réjouit que les entreprises, qui souffrent déjà du contexte géopolitique actuel, ne se voient pas créer des problèmes supplémentaires : «Cette initiative représentait un grand risque pour les entreprises, en mettant fin aux accords bilatéraux avec l’UE. L’instauration de contingents aurait ensuite entrainé des pénuries de main d’œuvre, des luttes entre secteurs et cantons ainsi qu’une bureaucratie très lourde, mettant à mal certains secteurs qui dépendant de la main d’œuvre étrangère. Les chaines d’approvisionnement des entreprises auraient finalement été dégradées, l’activation de la clause guillotine entrainant des conséquences fâcheuses pour les flux d’approvisionnement». 

    La CNCI et l’UNAM remercient les personnalités neuchâteloises qui se sont personnellement investies dans la campagne ainsi que les Neuchâtelois sensibilisés par les arguments et préoccupations des milieux économiques.

    Autres prises de position

    economiesuisse

    Union patronale suisse

    Union suisse des arts et métiers

    Conseil d'Etat

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